Yumiko Igarashi

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Elle fera l’honneur aux Français d’une visite à Japan Expo Sud en février 2017. C’est l’occasion ou jamais de revenir sur le parcours d’une référence du shôjo manga, Yumiko Igarashi.

 

Née en1950, la petite fille de Hokkaido grandit en dévorant les œuvres d’Osamu Tezuka, son idole absolue. Après avoir recopié les pages de Princesse Saphir, elle se passionne pour les BD de Shotaro Ishinomori destinées aux filles. Elle a tout juste 18 ans quand elle descend à Tokyo tenter sa chance auprès des éditeurs et, pendant sept ans, va accumuler les histoires courtes.

Sa première longue série, débutée en 1975, Candy Candy, est le fruit d’une collaboration avec la scénariste Kyoko Mizuki. Les aventures de Candy Neige connaissent un succès qui franchit les frontières du Japon et propulse la dessinatrice au sommet de sa profession, seule femme au milieu d’hommes. Elle leur tient d’ailleurs la dragée haute pendant les soirées organisées par les éditeurs : quand Igarashi n’a pas un verre ou une clope aux lèvres, c’est pour affirmer son avis bien tranché.

Grande gueule, elle entre en conflit sur les droits de Candy Candy avec Mizuki qui gèle l’exploitation de la série depuis plus de trente ans ! Un litige qui se reproduit sur son deuxième long succès, Georgie, scénarisé en 1982 par Mann Izawa, et confirme le caractère entier de la reine des histoires d’amour. En solo, Igarashi est à son summum pour embarquer bouleverser ses lectrices avec ses héroïnes aux yeux étoilés confrontées à un destin parfois bien cruel.

Consciente de ses lacunes sur le pan scénaristique, Igarashi les pallie en adaptant des intrigues déjà éprouvées (Roméo & Juliette, Mme Bovary) ou des biographies majestueuses, comme Joséphine impératrice qui retrace la vie de l’épouse de Napoléon. Toujours en activité, la mangaka a tellement marqué de son empreinte l’univers des petites Japonaises qu’un musée dédié à son œuvre a ouvert dans la ville touristique de Kurashiki.

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Si les titres polémiques sont absents des salles, on peut néanmoins y découvrir l’évolution du style de la mangaka à travers les ans, une galerie de dédicaces offertes par le gratin de la profession qui rappelle sa place importante dans l’histoire du manga, et, pour les plus romantiques, poser dans une vraie robe de princesse ou dans un costume tiré de manga pour déguster des macarons !

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