#TBT : Speed Racer

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Nous avons eu Goldorak, les Américains ont eu Speed Racer. Apparue il y a cinquante ans à la télévision japonaise, la franchise est désormais devenue un classique aux USA.

 

Quand le pionnier de l’animation Tatsuo Yoshida, fondateur de Tatsunoko, doit créer un manga pour Shueisha, il s’inspire des deux grands succès hollywoodiens à l’affiche au Japon en cette année 1966. Le look d’Elvis dans Viva Las Vegas, la voiture à gadgets de James Bond dans Goldfinger, et Mach go go go était né !

speed-racer-mangaDès l’année suivante, les courses endiablées de Gô Mifune au volant de son bolide Mach 5 (volcan en activité, chutes du Niagara, plate-forme pétrolière…) sont adaptées sur petit écran. Quelques mois plus tard, le programme est diffusé aux Etats-Unis dans une version anglaise modifiant notamment le nom des personnages : le nouveau patronyme du héros, Speed Racer, donne son titre à la série.

Les enfants américains, jusqu’ici habitués aux Pierrafeu, sont littéralement scotchés. Les produits dérivés made in USA se vendent à la pelle et, quarante ans plus tard en 2008, les Wachowski auréolés de la trilogie Matrix lui rendent hommage dans un long métrage… qui fera un gigantesque flop.

Etonnamment, malgré cette incursion précoce, l’animation japonaise n’a pas pris racine chez l’oncle Sam alors que, dix ans plus tard, en 1978, Goldorak ouvrait la brèche à une cohorte de séries. Si, depuis, les otakus américains ont rattrapé leur retard (merci Internet), ils auront toujours dans leur rétro la silhouette de Mach 5.

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon

Un commentaire

  1. Veggie11

    L’animation japonaise n’avait pas pris aux USA, parce que justement les studios d’animation américains ont commencé à protester ! Auparavant, il y eut tout de même quelques séries diffusées à la fin des années 60 et au tout début des années 70 : Astro Boy, Kimba, Speed Racer bien sûr, mais également Gigantor (Tetsujin 28-gô), Prince Planet (Yûsei Shônen Papii), le Wonder 3 de Tezuka, Eightman même il me semble, Marine Boy… c’est plutôt pas mal ! Si les studios américains n’avaient pas insisté pour que ces programmes étrangers soient retirés des écrans parce que concurrençant leurs propres cartoons, je pense qu’il y en aurait eu bien plus au cours de la décennie suivante.

    À noter que Speed Racer est connu au Québec sous le titre ”Super Bolide” et que le doublage aurait en fait été réalisé en France !

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