#TBT : Robot Carnival

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Lire aujourd’hui le générique de Robot Carnival donne le tournis tant il réunit de génies de l’animation. Pourtant, à sa sortie, il y a trente ans, tous n’étaient encore que des débutants…

Formé au studio Mushi Productions d’Osamu Tezuka, Kazufumi Nomura fonde en 1984 le studio A.P.P.P. Son but ? Mettre le pied à l’étrier à de jeunes talents et élargir un peu plus les possibilités offertes par l’animation ! Il faut dire qu’avec l’apparition du magnétoscope, un nouveau marché vient de s’ouvrir au Japon, celui de l’Original Animation Video, des productions prévues pour le marché K7 (achat ou location en vidéo-club) : ces OAV bénéficient d’un budget supérieur aux séries TV sans souffrir des contraintes inhérentes aux longs métrages cinéma.

Robot-Carnival02Découpé en neuf segments, l’omnibus Robot Carnival regroupe ainsi les futurs champions de l’animation japonaise qui, pour la plupart, font leurs débuts en tant que réalisateurs sur cette œuvre expérimentale. Citons ainsi Kôji Morimoto (Magnetic Rose, le court Beyond d’Animatrix), Hiroyuki Kitakubo (Blood: the last vampire) ou Takashi Nakamura (Rêves d’androïde). Tous délivrent leur vision du mythe du robot, influencés par Frankenstein, Asimov ou le clip Take on me, dans des courts métrages pour la majorité muets.

Si les ambiances et les styles graphiques varient d’un titre à l’autre, l’omnibus n’en conserve pas moins une certaine homogénéité, ne serait-ce qu’à travers sa bande originale composée par un unique artiste, Joe Hisaishi, qui atteindra la renommée l’an suivant avec les chansons de Totoro. Mais ce sont surtout les sketches d’ouverture et de conclusion, signés Katsuhiro Otomo un an avant Akira, qui achèvent de structurer l’ensemble. D’ailleurs, pour ceux qui voudront découvrir un titre précurseur de l’animation japonaise contemporaine, restez à la fin du générique, une surprise vous y attend !

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon