#TBT : Witch Hunter Robin

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Complots, manipulation génétiques et sorcières : fusion des genres et des époques, Witch Hunter Robin a reçu le plébiscite d’une génération désabusée à sa sortie… il y a quinze ans.

Quand leur gène dormant se réveille, des êtres humains réalisent subitement être des witchs avec l’apparition d’un pouvoir surnaturel… et de pulsions meurtrières. L’organisation secrète mondiale Solomon (STN) traque ces mutant(e)s pour protéger la population… quitte à en inclure dans ses propres rangs. C’est le cas de Robin, adolescente de 14 ans élevée par l’Eglise catholique en Italie, qui rejoint la section japonaise de la STN dans sa chasse aux sorcières.

WHR02Assez lente et répétitive aux débuts (un épisode = une enquête = un ennemi), la série développe ses personnages et son univers avant de basculer à mi-parcours. Le twist scénaristique inattendu redistribue les cartes, et dévoile enfin le vrai visage de Witch Hunter Robin : un titre riche, complexe, qui ne cesse de gagner en vitesse jusqu’à un final qui reste dans toutes les mémoires.

Pour ses débuts à la réalisation, Shûko Murase s’éloigne des licences Gundam de ses débuts, pour proposer chez Sunrise une série gothique, sombre et désespérée qui n’hésite pas à mixer des thèmes d’époques différentes – une patte qu’on retrouvera sur son titre suivant, Ergo Proxy. Mais on retiendra surtout la partition de Taku Iwasaki (Black Butler, Noragami), qui retranscrit parfaitement l’ambiance délétère de Witch Hunter Robin. En phase avec la mode gothique de l’époque, elle reste aussi pertinente et efficace en 2017, quinze ans après sa diffusion !

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon

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