Personnalité de la semaine : Taiyô Matsumoto

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Depuis trente ans, Taiyô Matsumoto s’efforce de partager ses univers oniriques et personnels dans une production standardisée. Un parcours couronné par une exposition au Festival d’Angoulême l’an prochain !

Repéré sur concours par Kôdansha, Matsumoto publie à 21 ans son premier manga, Straight, en 1988. Puisqu’il apprécie le sport, la maison d’édition l’envoie couvrir le Paris-Dakar : à cette occasion, l’artiste découvre la BD européenne, notamment les œuvres des lauréats d’Angoulême Moebius et Miguelanxo Prado. Intégrer certains de ses codes à son style le démarque alors définitivement du reste de la profession.

matsumoto01En signant chez Shôgakukan, le mangaka peut exprimer sa sensibilité à part dans des nouvelles (Printemps bleu) puis sa première série, Amer Béton, qui devient un succès dès sa sortie en 1993. Mais surtout, il peut tenter des paris éditoriaux fous ! Outre lancer les magazines et suppléments underground Comic Are et Ikki, il édite sans prépublication le pavé Gogo Monster, directement en volume relié, dans la tradition franco-belge.

Alternant entre sport (Ping-Pong), fantastique (Number Five) et fresque historique (Le samouraï bambou), Matsumoto fouille en profondeur la psyché humaine… avant de finalement se dévoiler dans Sunny, inspiré de ses souvenirs de jeunesse. Depuis, le passionné d’art européen participe à la collection dédiée au prestigieux musée parisien avec Les chats du Louvre, comme son collègue Naoki Urasawa… dont il prendra le relais à Angoulême en 2019, avec une exposition dédiée à sa carrière unique et prodigieuse.

 

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A propos de l'auteur

Matthieu Pinon

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