Personnalité de la semaine : Wataru Yoshizumi

0

Reine du shôjo en son pays, Wataru Yoshizumi reste pourtant trop méconnue par le public français. Retour sur une pointure qui fait rêver les fillettes depuis trente ans.

1984. Mari Nakai a 21 ans, et est une office lady parmi tant d’autres dans la capitale nippone. En publiant Radical Romance dans le magazine Ribon Original, la jeune femme prend le nom de plume Wataru Yoshizumi, un pseudonyme qui reviendra à de nombreuses reprises pour des one-shots dans les magazines shôjo de Shueisha pendant une petite dizaine d’années. Tout bascule en effet en 1992 avec Marmalade Boy, ou les relations tourmentées entre demi-frère et demi-sœur d’une famille fraîchement recomposée sur huit tomes.

Yoshizumi02Captant sans pareil son époque, Marmalade Boy est un succès instantané qui propulse Wataru Yoshizumi sur le devant de la scène shôjo de la fin du 20e siècle. La mangaka confirme son statut avec Mint na bokura : étalée sur six tomes, la série de 1997 se focalise sur des jumeaux peu ordinaires. Quant au mythe de la magical girl, elle lui tord le cou dans le survolté Ultra Maniac qui marque son entrée dans le 21e siècle.

Yoshizumi varie alors son style, en donnant un aspect plus réaliste à ses histoires (Spicy Pink, 3 tomes en 2006), s’adaptant à une nouvelle génération de lectrices qui, en fouillant dans la bibliothèque maternelle, (re)découvrent ses plus anciens titres comme Marmalade Boy. La série reste d’ailleurs d’actualité, 25 ans plus tard, avec son adaptation en long métrage live, diffusé au Japon à partir du 27 avril. De quoi inspirer la dessinatrice, qui réadapte à sa sauce le poster officiel du film avec ses personnages !

Parlez-en à vos amis !

A propos de l'auteur

Matthieu Pinon