Le débat d’AnimeLand 2 – Dans un manga, quelle place accordez-vous au dessin ?

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Voici une nouvelle rubrique sur le site d’AnimeLand ! Après les reviews, nous avons pensé à récolter votre avis et vous faire participer à différents débats que nous tenterons de lancer. Ainsi, tous les 15 jours, nous vous proposerons d’apporter vos expertises et réflexions sur différentes thématiques, que ce soit dans l’encart réservé aux commentaires, ou au sein de notre sympathique forum. Deuxième débat : la place accordée à la qualité du dessin dans un manga.

C’est un sujet presque sensible : la qualité d’un dessin ne dépend pas uniquement de son rapprochement avec la réalité ni d’une quelconque norme. Par exemple, Taiyô Matsumoto (Number 5, Ping Pong) peut avoir un style qui en rebute certains, il est pourtant d’un talent immense quand il s’agit de créer, de réinterpréter, de nous faire voyager. Dans un autre registre, le style d’Ôda ne serait plus le même si son rapport avec les proportions n’étaient pas aussi compliqués. Beaucoup plus récemment, nous avons vu de grandes disparités dans les avis des lecteurs sur des titres comme Ajin, mais aussi Ushijima, l’usurier de l’ombre. Pourtant, l’aspect bancal et besogneux de Shôhei Manabe ne permet aucunement d’enjoliver un portrait social très précaire pour les Japonais. La forme est donc adaptée aux propos.

On l’aura compris, le dessin est donc aussi une question de sensibilité (et elle peut être évolutive). Il faut donc voir plus loin : placez-vous cette sensibilité au-dessus de la trame et/ou de l’histoire ? Les deux, dessin et histoire, ne sont pas des entités complètement séparées, évidemment, mais Levius aurait-il la même force émotionnelle sans son identité graphique ? Et que dire de Freesia (Jirô Matsumoto), dont la personnalité multiple est aussi brouillonne que le trait de son auteur ? Pour d’autres artistes, comme Boichi, la qualité du dessin est un fond de commerce qui vient parfois obstruer d’autres messages (la violente critique de la société coréenne pour Sun-ken Rock). À l’inverse, un manga comme Kokkoku (Seita Horio) a plus d’une finesse dans son histoire, sa narration, et pourtant il souffre d’un délit de faciès avec un graphisme peu séduisant. Ce qui nous ramène à une déclaration de Guillaume Lapeyre (City Hall) : “le premier tome d’un manga, on l’achète parce que c’est bien dessiné. La suite, on continue de la prendre si l’histoire est au niveau“.

Mais vous, qu’en pensez vous ?

 

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A propos de l'auteur

Défendre les couleurs d'AnimeLand était un rêve. Il ne me reste plus qu'à rencontrer Hiroaki Samura et je pourrai partir tranquille.

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